Sous leurs combles où sont aménagés de vastes bibliothèques, les malouinières sont propices à la rêverie amoureuse, à la chasse aux fantômes et aux contes cruels. Dans les bois alentours, les chemins ombragés conduisent à une fête nocturne qui s’évanouit au petit matin. Les pelouses, que participe à faner une jeune polonaise lectrice de Madame de Sévigné, descendent vers les grèves de la Rance où se baignent les garnements du village et où l’un connaît là ses premiers émois. Plus tard, plus loin, dans un port, un autre souffrira d’avoir idéalisé une jeune fille trop jolie, trop charmante. Un adolescent s’éprendra d’une aristocrate désinvolte et meurtrière, fantôme du passé, quand un autre tentera vainement de résister aux charmes de celle qui s’ennuie en exil et que visite le messager des dieux. Du fantastique au réel, de l’enfance à l’âge adulte, du péché originel à l’amour passion, neuf héroïnes enchantent ces neuf nouvelles du pays de Rance.


Format : 14,8 x 21 cm
Pages : 88
ISBN : 978-2-9542713-7-8
Prix public : 12€ TTC

 

Si la contre-culture américaine trouve son apogée dans les contestations étudiantes et sociales des années 1960-1970, elle ne constitue pas pour autant un phénomène isolé dans le temps et déconnecté de l’histoire des États-Unis. Ainsi, par un étrange paradoxe, les forces et faiblesses des comic books proviennent tout à la fois de la censure issue de la commission sénatoriale de 1954, mais aussi de la politique volontariste d’éducation voulue par l’administration Eisenhower en réponse à un bip-bip venu de l’espace. La contre-culture sera le fait de cette génération lisant des comics sur les campus : « Merci Spoutnik ! ».
 
Avec l’émergence des comix underground, le mouvement contre-culturel investit la bande dessinée. Mais là encore, cette capillarité des formes trouve son origine dans le courant satirique auquel le magazine MAD a donné naissance en 1952. Et à son tour, à la fin des années 1970, la bande dessinée contre-culturelle donnera naissance à des structures éditoriales pionnières et à un marché en plein essor s’adressant à une nouvelle génération de lecteurs. Aussi, loin d’être un accident de parcours, la contre-culture a profondément bouleversé la société américaine, et elle a trouvé dans la bande dessinée, forme d’expression longtemps méprisée, un partenaire de choix.
 
Passionné par l’histoire des imaginaires, Jean-Marc Lainé, auteur de Stan Lee : Homère du XXe siècle et de Super-Héros : La Puissance des masques (essai récompensé en 2012 par le Grand Prix de l’Imaginaire décerné lors du festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo), se penche aujourd’hui sur l’histoire d’un genre, le super-héros, et sur ses rapports avec la censure. Ce faisant, c’est de la société et de l’édition américaine qu’il nous parle.



 
  Format : 14,8 x 21 cm
Pages : 208
Illustrations : 152
ISBN : 978-2-9542713-2-3
Prix public : 16,80€ TTC

 
Sculptés sur les murs des églises, aux portails des cathédrales, mais aussi peints dans les enluminures des manuscrits liturgiques et profanes, les monstres hybrides – figurations humaines et animales – apparaissent à profusion dans l’art du Moyen-Âge. Rendus visibles par ces artifices, ils finissent par exister aux yeux des hommes de ce temps. L’image sert la foi en leur existence, c’est la manifestation visible d’un monde invisible. L’adage contemporain : « Il faut le voir pour y croire » s’inverse pour la période médiévale : « Il faut y croire pour le voir ».
 
La principale période étudiée se situe entre le XIe et le XIIIe siècle qui voit éclore les deux principaux courants artistiques du Moyen-Âge, l’art roman et l’art gothique.
 
L’ouvrage est agrémenté de 126 dessins de l’auteur représentant des monstres issus de la statuaire et d’enluminures de manuscrits médiévaux.


Format : 14,8 x 21 cm
Pages : 192 pp
Illustrations : 126 - Dessins de l'auteur
ISBN : 978-2-9542713-1-6
Prix public : 16,40€ TTC

     
  Jacob Kurtzberg (1917-1993), dit Jack Kirby est l’un des créateurs les plus importants dans le domaine des comic books américains. Il est à l’origine d’une grande partie des personnages qui alimentent la vague de films consacrés aux super-héros : il a créé, avec Joe Simon, puis Stan Lee, les Avengers, les X-Men, les Quatre Fantastiques, Captain America, Hulk, Ant Man, Thor, le Surfer d’Argent... Et il insuffla à ces personnages une énergie qui lui était propre en faisant éclater le cadre de la bande dessinée américaine, en assumant totalement la part de démesure épique du genre. Géants stellaires, dieux cosmiques et puissances de l’espace sont des motifs récurrents et structurant de son œuvre. 

En une vertigineuse échelle de Jacob allant de l’humain trop humain jusqu’au dieux créateurs d’univers, Alex Nikolavitch révèle dans cet essai de mythologie comparée les grandes lignes de forces et les systèmes présents dans l’oeuvre de Kirby. Il démontre que Jack Kirby est le créateur d’un système mythologique cohérent pouvant dialoguer avec les anciennes mythologies, celles de la Mésopotamie, de la Grèce ou de la Scandinavie.

 

Format : 14,8 x 21 cm
Pages : 174 pp
Illustrations : 90 
ISBN : 978-2-9542713-5-4
Prix public : 18€ TTC

 


   
 
Lors du conflit d’origine entre dieux (Inde, Scandinavie) ou tribus (Rome), deux groupes s’affrontent en un combat sans décision avant de fusionner en une société harmonieuse et complète. Dans son oeuvre, Georges Dumézil est souvent revenu sur l’organisation systématique de ce mythe commun pour valider sa découverte de l’idéologie tripartite des peuples de langue indo-européenne. En Scandinavie, le passage de la guerre à la paix se fait par un échange d’otages. De ce fait, s’il est possible de trouver des traces de la notion d’otage à Rome et en Inde, cela atteste de l’existence de cette pratique à l’aube des temps historiques.
 
L’étude des différentes sources littéraires montre que dans toutes les traditions, quand ruses et perfidies ont détruit toute possibilité de croire en la parole de l’autre, et que la force est impuissante à emporter la décision, alors la nécessité de contraindre l’autre, et de se contraindre soi-même, à trouver et respecter un accord, se fait par le corps contractuel. Les anciens mythes permettent donc de comprendre la puissance archaïque et toujours renouvelée de la prise d’otages
Format : 14,8 x 21 cm
Pages : 138 pp 
ISBN : 978-2-9542713-4-7
Prix public : 16€ TTC

                             
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     
 
 
Au Moyen-Âge, le corps et l’esprit, le sacré et le profane s’entremêlent dans la statuaire et les enluminures. Des images licencieuses, satiriques, impudiques ou grivoises se nichent au plus haut des nefs d’églises, se cachent dans les pages colorées des manuscrits. Les corps s’entrelacent, la bouche embrasse comme elle mord, et une osmose graphique se réalise « car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur ». 

En une centaine de dessins, l’auteur nous donne à voir ces sculptures et ces enluminures qui placent le profane au cœur du sacré, au sein des édifices religieux, dans les pages d’un missel ou d’un psautier. Parfois d’une nudité crue, souvent satiriques, ces images révèlent une société médiévale qui n’est pas dupe d’elle-même, des mœurs cléricales et chevaleresques, et qui sait aller « cul par dessus tête » lors du carnaval ou de la Fête des fous. 

Artiste plasticien, c’est par le dessin mis en relation avec les textes qu’Ortaire de Coupigny étudie le Moyen-Âge. Il a précédemment publié Les monstres hybrides dans l’art médiéval chez le même éditeur. 

Format
 : 14 x 21 cm
Pages : 216 pp
Illustrations : 122 - Dessins de l'auteur
ISBN : 978-2-9542713-6-1
Prix public : 18€ TTC